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À partir de la légende dorée de saint Jean



Dernière mise à jour
le 11/11/2019

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Saint Jean
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A partir de la légende dorée
Jean veut dire grâce de Dieu, ou en qui est la grâce, ou auquel la grâce a été donnée, ou auquel un don a été fait de la part de Dieu.

De là Saint Jean a eu quatre privilèges :

  • l’amitié particulière de Jésus Christ : En effet, le Sauveur aima saint Jean plus que les autres apôtres et lui donna de plus grandes marques d’affection et de familiarité. Il veut donc dire grâce de Dieu parce qu’il fut gracieux à Dieu. Il paraît même qu’il a été aimé plus que Pierre. Mais il y a l’amour de cœur et la démonstration de cet amour. On trouve deux sortes de démonstrations d’amour : l’une qui consiste dans la démonstration de la familiarité, et l’autre dans les bienfaits accordés. Il aima Jean et Pierre également. Mais quant à l’amour de démonstration, il aima mieux saint Jean, et quant aux bienfaits donnés, il préféra Pierre.
  • la parole de la chair : en effet, saint Jean a été choisi vierge par le Seigneur ; alors en lui est la grâce, c’est-à-dire la grâce de la pureté virginale, puisqu’il voulait se marier quand Jésus Christ l’appela.
  • la révélation des mystères : en effet, il lui a été donné de connaître beaucoup de mystères, par exemple, ce qui concerne la divinité du Verbe et la fin du monde.
  • avoir été chargé du soin de la mère de Dieu : alors on peut dire qu’il a reçu un don de Dieu. Et c’était le plus grand présent que le Seigneur put lui faire en lui confiant le soin de sa mère.

Sa vie a été écrite par Miletus, évêque de Laodicée, et abrégée par Isidore dans son livre « De la naissance, de la vie et de la mort des Saints Pères ».

Jean, apôtre et évangéliste, le bien-aimé du Seigneur, avait été élu alors qu’il était encore vierge. Après la Pentecôte, et quand les apôtres se furent séparés, il partit pour l’Asie, où il fonda un grand nombre d’églises.

L’empereur Domitien, qui entendit parler de lui, le fit venir et jeter dans une cuve d’huile bouillante, à la porte Latine. Il en sortit sain et entier, parce qu’il avait vécu affranchi de la corruption de la chair.

L’empereur ayant su que Jean n’en continuait pas moins à prêcher, le relégua en exil dans l’île inhabitée de Pathmos où le saint écrivit l’Apocalypse.

Cette année-là, l’empereur fut tué par haine de sa grande cruauté et tous ses actes furent annulés par le sénat : Saint Jean, qui avait été bien injustement déporté dans cette île, revint à Ephèse, où il fut reçu avec grand honneur par tous les fidèles qui se pressèrent au-devant de lui en disant : « Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur.  »

Il entrait dans la ville, pendant qu’on portait en terre Drusiane qui l’aimait beaucoup et qui attendait ardemment son arrivée. Les parents, les veuves et les orphelins lui dirent: « Saint Jean, c’est Drusiane que nous allons inhumer; toujours elle souscrivait à vos avis, et nous nourrissait tous ; elle souhaitait vivement votre arrivée, en disant « O si j’avais le bonheur de voir l’apôtre de Dieu avant de mourir!  » Voici que vous arrivez et elle n’a pu vous voir.  » Alors Jean ordonna de déposer le brancard et de délier le cadavre. Il dit : « Drusiane que mon Seigneur Jésus Christ te ressuscite, lève-toi, va dans ta maison et me prépare de la nourriture.  » Elle se leva aussitôt, et s’empressa d’exécuter l’ordre de l’apôtre. Il lui semblait qu’il l’avait réveillée et non pas ressuscitée.

Le lendemain, Craton le philosophe convoqua le peuple sur la place, pour lui apprendre comment on devait mépriser ce monde. Il avait fait acheter à deux frères très riches, du produit de leur patrimoine, des pierres précieuses qu’il fit briser en présence de l’assemblée.

L’apôtre vint à passer par là et appelant le philosophe auprès de lui, il condamna cette manière de mépriser le monde pour trois raisons :

  • Il est loué par les hommes, mais il est réprouvé par le jugement de Dieu.
  • Ce mépris ne guérit pas le vice ; il est donc inutile, comme est inutile le médicament qui ne guérit point le malade.
  • Ce mépris est méritoire pour celui qui donne ses biens aux pauvres, comme le Seigneur l’a dit au jeune homme: « Allez vendre tout ce que vous avez et le donnez aux pauvres. »

Craton lui dit: « Si vraiment ton Dieu est le maître, et qu’il veuille que le prix de ces pierreries soit donné aux pauvres, fais qu’elles redeviennent entières, afin que, de ta part, cette œuvre tourne à sa gloire, comme j’ai agi pour obtenir de la renommée auprès des hommes,  » Alors saint Jean, rassemblant dans sa main les fragments de ces pierres, fit une prière, et elles redevinrent entières comme avant. Aussitôt le philosophe ainsi que les deux jeunes gens crurent, et vendirent les pierreries, dont ils distribuèrent le prix aux pauvres.

Deux, autres jeunes issus d’une famille honorable imitèrent l’exemple des précédents, vendirent tout ce qu’ils avaient, et après l’avoir donné aux pauvres, suivirent l’apôtre. Mais un jour, voyant leurs serviteurs revêtus de riches et brillants vêtements, alors qu’il ne leur restait qu’un seul habit, furent pris de tristesse. Saint Jean, s’en aperçevant vu leur physionomie, envoya chercher sur le bord de la mer des bâtons et des cailloux qu’il changea en or et en pierres fines. Par l’ordre de l’apôtre, ils les montrèrent pendant sept jours à tous les orfèvres et à tous les lapidaires ; à leur retour ils racontèrent que ceux-ci n’avaient jamais vu d’or plus pur, ni des pierres aussi précieuses. Il leur dit : « Allez racheter vos terres que vous avez vendues, parce que vous avez perdu les richesses du ciel; brillez comme des fleurs afin de vous faner comme elles; soyez riches dans le temps pour que vous soyez mendiants dans l’éternité.  »

Alors l’apôtre parla encore plus souvent contre les richesses, et montra que nous devions être préservés de l’appétit immodéré de la fortune pour six raisons :

  • tirée de l’Ecriture, dans le récit du riche à sa table que Dieu réprouva, et du pauvre Lazare que Dieu élut.
  • puisée dans la nature, qui nous fait naître pauvres et nus, et mourir sans richesses.
  • prise dans la création : le soleil, la lune, les astres, la pluie, l’air étant communs à tous et partagés entre tous sans préférence, tous les biens devraient donc être en commun chez les hommes.
  • la fortune : Il dit alors que le riche devient l’esclave de l’argent et du diable :
    • de l’argent, parce qu’il ne possède pas les richesses, mais que ce sont elles qui le possèdent.
    • du diable, parce que, d’après l’évangile, celui qui aime l’argent est l’esclave de Mammon.
  • l’inquiétude : ceux qui possèdent ont jour et nuit des soucis, soit pour acquérir, soit pour conserver.
  • ce sont les risques et périls auxquels sont exposées les richesses ; d’où résultent deux sortes de maux : ici-bas, l’orgueil ; dans l’éternité, la damnation éternelle : perte de deux sortes de biens : ceux de la grâce, dans la vie présente, ceux de la gloire éternelle, dans la vie future.

Au milieu de cette discussion contre les richesses, voici, qu’on portait en terre un jeune homme mort trente jours après son mariage. Sa mère, sa veuve et les autres qui le pleuraient, vinrent se jeter aux pieds de l’apôtre et le prier de le ressusciter comme Drusiane au nom du Seigneur. Après avoir pleuré beaucoup et avoir prié, Jean ressuscita le jeune homme auquel il ordonna de raconter à ces deux disciples quel châtiment ils avaient encouru et quelle gloire ils avaient perdue.

Celui-ci raconta alors bien des faits qu’il avait vus sur la gloire du paradis, et sur les peines de l’enfer.
Et il ajouta : « Malheureux que vous êtes, j’ai vu vos anges dans les pleurs et les démons dans la joie; »
Puis il leur dit, « qu’ils avaient perdu les palais éternels construits avec des pierres brillantes, resplendissant d’une clarté merveilleuse, remplis de banquets copieux, pleins de délices, et d’une joie, d’une gloire éternelle. »

Il raconta huit peines de l’enfer qui sont renfermées dans ces deux vers :
« Vers et ténèbres, tourment, froid et feu,
Présence du démon, foule de criminels, pleurs. »

Alors celui qui avait été ressuscité; se joignit aux deux disciples qui se prosternèrent aux pieds de l’apôtre et le conjurèrent de leur faire miséricorde. L’apôtre leur dit : « Faites pénitence trente jours, pendant lesquels priez pour que ces bâtons et ces pierres reviennent dans leur état naturel.  » Quand ils eurent exécuté cet ordre, il leur dit : « Allez porter ces bâtons et ces pierres où vous les avez pris.  »

Ils le firent ; les bâtons et les pierres redevinrent alors ce qu’ils étaient, et les jeunes gens recouvrèrent la grâce de toutes les vertus, qu’ils avaient possédées auparavant.

Après que Jean eut prêché dans toute l’Asie, les adorateurs de Jules excitèrent une sédition parmi le peuple et traînèrent le saint à un temple de Diane pour le forcer à sacrifier. Jean leur proposa cette alternative ou qu’en invoquant Diane, ils fissent crouler l’église de Jésus Christ, et qu’alors il sacrifierait aux idoles ; ou qu’après avoir lui-même invoqué Jésus Christ, il renverserait le temple de Diane et alors eux-mêmes crussent en Jésus Christ La majorité accueillit la proposition tous sortirent du temple ; l’apôtre fit sa prière, le temple: croula jusque dans ses fondations et l’image de Diane fut réduite en pièces.

Mais le pontife des idoles, Aristodème, excita une affreuse sédition dans le peupl. Une partie se préparait à se ruer contre l’autre.
L’apôtre lui dit : « Que veux-tu que je fasse pour te fléchir ?  »
Aristodème répondit « Si tu veux que je croie en ton Dieu, je te donnerai du poison à boire, et si tu n’en ressens pas les atteintes, ton Seigneur sera évidemment le vrai Dieu.  »

L’apôtre reprit : « Fais ce que tu voudras.  »
Aristodème dit « Je veux que tu en voies mourir d’autres auparavant afin que ta crainte augmente.  »

Aristodème alla demander au proconsul deux condamnés à mort, auxquels, en présence de tous, il donna du poison. A peine l’eurent-ils pris qu’ils rendirent l’âme. Alors l’apôtre prit la coupe et se fortifiant du signe de la croix, avala tout le poison sans éprouver aucun mal, ce qui incita tous les assistants à louer Dieu.
Aristodème dit encore : « Il me reste un doute, mais si tu ressuscites ceux qui sont morts du poison, je croirai indubitablement.  »
Alors l’apôtre lui donna sa tunique.
Aristodème dit : « Pourquoi m’as-tu donné ta tunique?  » Saint Jean lui répondit : « C’est afin que tu sois tellement confus que tu brises avec ton infidélité.  »
Aristodème dit : « Est-ce que ta tunique me fera croire?  »
L’apôtre dit : « Va la mettre sur les corps de ceux qui sont morts et dis : « L’apôtre de Jésus Christ m’a envoyé vers vous pour vous ressusciter « au nom de Jésus Christ  »

Il l’eut à peine fait que sur-le-champ ils ressuscitèrent. Alors l’apôtre baptisa au nom de Jésus Christ le pontife et le proconsul qui crurent, eux et toute leur famille; ils élevèrent ensuite une église en l’honneur de saint Jean.

Saint Clément d’Alexandrie rapporte, dans le IVème livre de l’Histoire ecclésiastique, que l’apôtre convertit un jeune homme beau, mais fier, et le confia à un évêque à titre de dépôt. Peu de temps après, le jeune homme abandonne l’évêque et se met à la-tête d’une bande de voleurs. Or quand l’apôtre revint, il réclama son dépôt à l’évêque. Celui-ci croit qu’il est question d’argent et reste assez étonné.
L’apôtre lui dit : « C’est ce jeune homme que je vous réclame; c’est celui que je vous avais recommandé d’une manière si pressante.  »
l’évêque répondit :« Père saint, il est mort quant à l’âme et il reste sur une telle montagne avec des larrons dont il est lui-même le chef. »

En entendant ces paroles, saint Jean déchira ses vêtements et se frappa la tête avec les poings.
Il ajouta : « J’ai trouvé là un bon gardien de l’âme d’un frèrel ! »

Il se fait aussitôt préparer un cheval et court avec intrépidité vers la montagne. Le jeune homme, l’ayant reconnu, fut couvert de honte et s’enfuit aussitôt sur son cheval. L’apôtre oublie son âge, pique son coursier de ses éperons- et crie après le fuyard : « Bien-aimé fils, qu’as-tu à fuir devant un père et un vieillard sans défense? Ne crains pas, mon fils ; je rendrai compte de toi à Jésus Christ, et bien certainement je mourrai volontiers pour toi comme Jésus Christ est mort pour nous. Reviens, mon fils, reviens; c’est le Seigneur qui m’envoie.  »
En entendant cela, le brigand fut tout contrit, revint et pleura à chaudes larmes. L’apôtre se jeta à ses pieds et se mit à embrasser sa main comme si elle eût déjà été purifiée par la pénitence : il jeûna et pria pour lui, obtint sa grâce et par la suite il l’ordonna évêque. On lit encore dans l’Histoire ecclésiastique et dans la glose sur la seconde épître canonique de saint Jean, que ce saint étant entré à Ephèse pour prendre un bain, y vit Cérinthe l’hérétique. Il se retira vite en disant : « Fuyons d’ici, de peur que l’établissement ne croule sur nous ; Cérinthe, l’ennemi de la vérité, s’y baigne.

Cassie, au livre de ses conférences, raconte qu’un homme apporta une perdrix vivante à Saint Jean. Le saint la caressait et la flattait pour l’apprivoiser. Un enfant témoin de cela dit en riant à ses camarades : « Voyez comme ce vieillard joue avec un petit oiseau comme ferait un enfant.  » Saint Jean devina ce qui se passait, appela l’enfant qui lui dit « C’est donc vous qui êtes Jean qui faites cela et qu’on dit si saint? » Jean lui demanda ce qu’il tenait à la main. Il lui, répondit qu’il avait un arc. « Et qu’en fais-tu ?  »
« C’est pour tuer des oiseaux et des bêtes. » lui dit l’enfant.
« Comment ?  » lui dit l’apôtre.
Alors l’enfant banda son arc et le tint ainsi à la main. Comme l’apôtre ne lui disait rien, le jeune homme débanda son arc.
Jan lui dit : « Pourquoi donc, mon fils as-tu débandé ton arc?  »
Il répondit : « C’est que si je le tenais plus longtemps tendu, il deviendrait trop mou pour lancer les flèches. »
Alors l’apôtre dit : « Il en est de même de l’infirmité humaine, elle s’affaiblirait dans la contemplation, si en restant toujours fermement occupée, sa fragilité ne prenait pas quelques instants de relâche. Vois l’aigle; il vole plus haut que tous les oiseaux; il regarde fixement le soleil, et cependant, par la nécessité de sa nature, il descend sur la terre. Ainsi l’esprit de l’homme, qui se relâche un peu de la contemplation, se porte avec plus d’ardeur vers les choses célestes, en renouvelant souvent ses essais. »

Saint Jérôme assure que saint Jean vécut à Ephèse jusqu’à une extrême vieillesse; c’était avec difficulté que ses disciples le portaient à bras à l’église; il ne pouvait dire que quelques mots, et à chaque pause il répétait : « Mes petits enfants, aimez-vous les uns les autres. » Enfin étonnés de ce qu’il disait toujours la même chose, les frères qui étaient avec lui, lui demandèrent : « Maître, pourquoi répétez-vous toujours les mêmes paroles ? » Il leur répondit : que c’était le commandement du Seigneur; et que si on l’observait, cela suffisait.

Hélinaud rapporte aussi que quand saint Jean l’évangéliste entreprit d’écrire son évangile, il observa un jeûne par avance, afin de demander dans la prière d’écrire que son livre soit digne du sujet. Il se retira, dit-on, dans un lieu solitaire pour écrire la parole de Dieu, et qu’il pria que tandis qu’il vaquerait à ce travail, il ne fût gêné ni par la pluie ni par le vent. Les éléments, dit-on, respectent encore aujourd’hui, en ce lieu, les prières de l’apôtre.

A l’âge de quatre-vingt-dix-huit ans et l’an soixante-sept, selon Isidore, après la passion du Seigneur, Jésus Christ lui apparut avec ses disciples et lui dit : « Viens avec moi, mon bien-aimé, il est temps de t’asseoir à ma table avec tes frères.  »
Jean se leva et voulut marcher.
Le seigneur lui dit : « Tu viendras auprès de moi dimanche.  »
Or le dimanche arrivé; tout le peuple se réunit à l’Eglise qui avait été dédiée en son nom. Dès le chant des oiseaux, il se mit à prêcher, exhorta les chrétiens à être fermes dans la foi et fervents à pratiquer les commandements de Dieu. Puis il fit creuser une fosse carrée vis-à-vis l’autel et en jeter la terre hors de l’église. Il descendit dans la fosse, et les bras étendus.
Il dit à Dieu :  « Seigneur Jésus Christ, vous m’avez invité à votre festin; je viens vous remercier de l’honneur; que vous m’avez fait; je sais que c’est de tout cœur, que j’ai soupiré après vous.  »
Sa prière finie, il fut environné d’une si grande lumière que personne ne put le regarder. Quand la lumière eut disparu, on trouva la fosse pleine de manne, et jusqu’aujourd’hui il se forme de la manne en ce lieu, de telle sorte qu’au fond de la fosse, il paraît sourdre un sable fin comme on voit l’eau jaillir d’une fontaine.

Saint Edmond, roi d’Angleterre, n’a jamais rien refusé à quelqu’un qui lui adressait une demande au nom de saint Jean l’évangéliste. Un pèlerin lui demanda donc un jour l’aumône avec importunité au nom de saint Jean l’évangéliste; alors que son camérier était absent. Le roi qui n’avait sous la main qu’un anneau de prix le lui. donna. Plusieurs jours après, un soldat anglais, qui était outre-mer, fut chargé de remettre au roi l’anneau de la part du même pèlerin qui lui dit : « Celui à qui et pour l’amour duquel vous avez donné cet anneau, vous le renvoie.  » On vit clairement par là que c’était saint Jean qui lui était apparu sous la figure d’un pèlerin.

Isidore, dans son livre De la naissance, de la vie: et de la mort des Saints Pères, dit ces mots : « Jean a changé en or les branches d’arbres des forêts; les pierres du rivage en pierreries; des fragments de perles cassées redevinrent entières; à son ordre une veuve fut ressuscitée; il fit rappeler l’âme dans le corps d’un jeune homme; il but un poison mortel et échappa au danger, enfin il rendit à la vie ceux qui avaient bu de ce poison et qui cri avaient été tués. »

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