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Saint Pierre aux Liens



Dernière mise à jour
le 11/11/2019

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Fête1er août
Saint Pierre aux Liens

Hérode Agrippa, roi des Juifs, après avoir condamné à mort saint Jacques le Majeur, l’an 43, fit emprisonner saint Pierre. Les fidèles, à la nouvelle de l’arrestation du chef de l’Église, se mirent aussitôt en prière, et Dieu les exauça.

Le Prince des Apôtres, chargé de chaînes, était gardé nuit et jour par seize soldats, dont quatre faisaient tour à tour sentinelle dans la prison autour de lui. Les autres gardaient les portes. La nuit même qui précédait le jour marqué pour l’exécution, Pierre dormait paisiblement au milieu de ses gardes, quand tout à coup la prison fut éclairée d’une lumière céleste. Un Ange apparaît, le réveille et lui dit: « Levez-vous promptement, prenez votre ceinture, vos vêtements et vos chaussures, et suivez-moi. » Au même instant les chaînes tombent de ses mains. Stupéfait, il obéit, et traverse sans obstacle, à la suite de l’Ange, le premier et le second corps de garde. Une porte de fer était à l’entrée du chemin qui conduisait à l’intérieur de Jérusalem; cette porte s’ouvre d’elle-même. Ils vont ensemble jusqu’au bout de la rue, et l’Ange disparaît.

Pierre avait cru que tout ce qui se passait n’était qu’un songe. Mais, persuadé alors de la réalité de sa délivrance, il en bénit le Seigneur en disant: « Je reconnais maintenant que Dieu a envoyé véritablement son Ange et qu’Il m’a délivré de la main d’Hérode et de l’attente cruelle du peuple juif. » Il se rend alors à la maison de Marie, mère de Marc, son disciple, où se trouvait une foule en prière. Pierre frappe à la porte, et la jeune fille qui se présente pour ouvrir, ayant distingué la voix de Pierre, court l’annoncer dans l’intérieur de la maison. Personne n’y voulait croire: « Vous êtes folle ! » dit-on à cette fille. « C’est son Ange, » disaient les autres. Pierre continuait à frapper. Quelle ne fut pas l’explosion de joie lorsque la porte fut ouverte et que l’on reconnut saint Pierre ! L’Apôtre raconta la merveille que Dieu venait d’accomplir.

Les fidèles se firent un devoir de recueillir les précieuses chaînes de saint Pierre et les conservèrent avec un religieux respect. Plus tard, on recueillit aussi avec soin les deux chaînes vénérables portées à Rome par le chef des Apôtres. À peine furent-elles placées l’une près de l’autre, qu’elles s’unirent ensemble, de manière qu’il fut impossible d’y reconnaître aucune soudure.

Depuis ce temps, l’Église fait plus de cas de ces précieuses chaînes que des plus riches trésors, elles sont précieusement vénérées dans l’église de Saint-Pierre-aux-Liens.

La fête de Saint Pierre aux Liens fut supprimée par Jean XXIII. Le formulaire de messe demeure néanmoins au supplément des messes pro aliquibus locis. Depuis 1960, on commémore ce jour seulement les saints Machabées.

Au temps de Saint Léon le Grand on célébrait le 1er août sur l’Esquilin un double anniversaire, celui de la basilique des Apôtres dédiée par le pape Xyste III (432-440) aux saints Pierre et Paul, et celui du martyre des sept Frères juifs mis à mort sous Antiochus Épiphane selon le second livre des Maccabées : « Duplex enim causa laetitiae est : in qua et natalem ecclesiæ colimus, et martyrum passione gaudemus »,(Double en effet est la raison de notre liesse : nous vénérons la naissance de cette église et nous nous réjouissons de la passion des martyrs.) dit le pape au début de son homélie, mais il consacre toute celle-ci à traiter des Maccabées.

D’ailleurs, selon lui, la fête des Maccabées était antérieure à la dédicace de la basilique. Il évoque, en effet, le souvenir de son prédécesseur, « qui hoc die antiquam festivitatem huius loci consecratione geminavit. »(Qui jumela ce jour l’antique fête avec la consécration de ce lieu.)

Il est donc certain que, dès le début du Ve siècle, on fêtait les sept Martyrs juifs à Rome, comme on le faisait à Jérusalem et dans tout le monde chrétien. Quant à la date du 1er août, elle est attestée au IVe siècle par le martyrologe de Nicomédie, qui annonce leur déposition à Antioche. Le Hiéronymien donne la même date, ainsi que le calendrier de Carthage et divers calendriers orientaux.

La basiliques des Apôtres devait recevoir le nom de Saint-Pierre-aux-liens moins d’un siècle après sa dédicace. Bien qu’en 595 elle porte encore le vocable de Titulus Apostolorum, au temps du pape Symmaque (498-514) il est question des prêtres a vincula sancti Petri.

C’est qu’on y vénérait déjà les chaînes de Saint Pierre. Les témoins liturgiques de la commémoration des Maccabées et de Saint-Pierre-aux-liens ont deux siècles de retard sur les documents qu’on vient de citer. La fête des Maccabées apparaît dans le sacramentaire gélasien, celle de Saint-Pierre-aux-liens dans l’évangéliaire du milieu du VIIIe siècle et l’Hadrianum.

Les sacramentaires gélasiano-francs du VIIIe siècle semblent avoir conservé une rubrique ancienne dans leur intitulé de la double fête : Statio ad sanctum Petrum ad vincula, quando catenae eius osculantur. Ipso die natale Machabaeorum.(Station à Saint-Pierre aux Liens, quand on baise ses chaînes. Le même jour, naissance des Maccabées.)

L’évangéliaire romain du IXe siècle annonce plus succinctement : Ad vincula. Machabaeorum.

La fête de Saint Pierre et celle des sept Martyrs, auxquels on ajoute parfois la mention de leur mère, étaient donc depuis longtemps traditionnelles au XIIème siècle »

En savoir plusA partir de la légende dorée rédigée en latin entre 1261 et 1266 par Jacques de Voragine, dominicain et archevêque de Gênes.
A partir de l’Année Liturgique de Dom Guéranger.

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