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À partir de la légende dorée de saint Jean



Dernière mise à jour
le 30/11/2023

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Saint Jean
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À partir de la légende dorée

Jean veut dire grâce de Dieu, en qui est la grâce, auquel la grâce a été donnée, auquel un don a été fait de la part de Dieu.

Saint Jean a eu quatre privilèges :

  • l’amitié particulière de Jésus Christ : Le Sauveur aima Jean plus que les autres apôtres. Il lui donna plus de marques d’affection et de familiarité. Il veut donc dire grâce de Dieu parce qu’il fut gracieux à Dieu. Les démonstrations d’amour sont de deux sortes : une manifestation de familiarité et l’octroi de bienfaits. Jésus aima également Jean et Pierre. Il fut plus démonstratif vis-à-vis de Jean et il accorda plus de bienfaits à Pierre,
  • la parole de la chair : Jean fut choisi vierge par le Seigneur, il avait la pureté virginale puisqu’il voulait se marier quand Jésus Christ l’appela,
  • la révélation des mystères : il lui fut donné de connaître beaucoup de mystères, par exemple, ce qui concerne la divinité du Verbe et la fin du monde,
  • avoir été chargé du soin de la mère de Dieu : on peut dire qu’il a reçu un don de Dieu. C’était le plus grand présent que le Seigneur put lui faire en lui confiant le soin de sa mère.

Sa vie a été écrite par Miletus, évêque de Laodicée. Un résumé a été fait par Isidore dans son livre « De la naissance, de la vie et de la mort des Saints Pères ».

Jean, apôtre et évangéliste, le bien-aimé du Seigneur, avait été choisi alors qu’il était encore vierge. Après la Pentecôte, quand les apôtres se séparèrent, il partit pour l’Asie où il fonda un grand nombre d’églises.

L’empereur Domitien entendit parler de lui. Il le fit venir à Rome où il le fit plonger dans un tonneau d’huile bouillante devant la Porte Latine. Jean en sortit sain et sauf sans avoir éprouvé aucun mal ayant vécu affranchi de la corruption de la chair. Quand l’empereur vit que Jean continuait à prêcher, il l’envoya en exil sur l’île de Patmos où, vivant seul, il écrivit l’Apocalypse.

La même année, le cruel empereur fut tué. Le sénat rappela tous ceux qui avaient été bannis. Jean, qui avait été bien injustement déporté dans cette île comme un criminel, revint à Éphèse, où il fut reçu avec les honneurs par tous les fidèles qui se pressèrent devant de lui en disant : « Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur. » Comme il entrait dans la ville, il rencontra le cortège qui conduisait les restes mortels d’une femme nommée Drusienne, qui autrefois avait été sa plus fidèle amie et qui, plus que personne, avait souhaité son retour. Les parents de cette femme, les veuves et les orphelins d’Éphèse dirent à Jean : « Voici que nous portons en terre Drusienne, qui toujours, suivant tes conseils, nous nourrissait de la parole divine et qui, plus que personne, souhaitait ton retour en disant : “Oh, si je pouvais revoir l’apôtre de Dieu avant de mourir.” Voici que tu es revenu, et qu’elle n’a pas pu te revoir ! » L’apôtre fit déposer à terre le cercueil, le fit ouvrir et dit : « Drusienne, mon maître Jésus-Christ te ressuscite ! Lève-toi, va dans ta maison, et prépare-moi mon repas ! » Aussitôt, elle s’empressa d’exécuter l’ordre de l’apôtre. Il lui semblait qu’il l’avait réveillée et non ressuscitée.

À Éphèse

Le lendemain de l’arrivée de Jean à Éphèse, un philosophe nommé Craton convoqua le peuple sur la place pour lui montrer comment on devait mépriser le monde. Il avait ordonné à deux jeunes gens très riches de vendre tout leur patrimoine pour acheter en échange des diamants d’un prix considérable. Sur son ordre, ces jeunes gens avaient brisé leurs diamants devant l’assemblée. L’apôtre passa par hasard sur la place. Il appela le philosophe et lui montra que ce fastueux mépris du monde était condamnable pour trois raisons :
  • il est loué des hommes, mais il n’est pas béni de Dieu,
  • il est sans vertu, puisqu’il ne guérit pas du péché : le remède qui ne guérit pas la maladie est inutile,
  • pour être récompensé par Dieu en renonçant aux biens du monde, il faut les donner aux pauvres. C’est pour cela que le Seigneur a dit au jeune homme riche de l’Évangile : « Si tu veux être parfait, vas vendre tous tes biens et donnes le produit aux pauvres ! »

Alors Craton lui dit : « Si vraiment ton maître est Dieu, et s’il veut que le prix de ces diamants profite aux pauvres, fais qu’ils reprennent leur intégrité, réalisant ainsi à la gloire de ton maître ce que j’ai su réaliser en vue de la gloire humaine ! » Alors Jean réunit dans sa main les fragments des pierres précieuses et pria. Aussitôt, les pierres redevinrent telles qu’elles étaient avant d’être brisées. Le philosophe et les deux jeunes gens crurent en Jésus. Le produit des diamants fut distribué aux pauvres.

Les jeunes riches

Deux autres jeunes gens, touchés de cet exemple, vendirent tout ce qu’ils possédaient, en donnèrent le produit aux pauvres et suivirent l’apôtre. Un jour, voyant leurs anciens esclaves vêtus de riches manteaux, alors qu’ils n’avaient pour se vêtir qu’un vilain manteau, ils commencèrent à se lamenter. Le voyant sur leurs visages, Jean se fit apporter du bord de la mer des roseaux et des pierres. Il les changea en or et en pierres précieuses. Sur son ordre, ils les montrèrent pendant sept jours à tous les orfèvres et à tous les lapidaires. À leur retour ils racontèrent que ceux-ci n’avaient jamais vu d’or plus pur, ni des pierres aussi précieuses. Jean dit aux deux jeunes gens : « Allez racheter vos terres que vous avez vendues ! Puisque vous avez perdu les richesses du ciel, brillez comme des fleurs afin de vous faner comme elles. Soyez riches dans le temps pour que vous soyez mendiants dans l’éternité. » Il se mit alors à parler des richesses. Il montra que nous devrions être préservés de l’appétit immodéré de la fortune pour six raisons :

  • tirée de l’Écriture, dans le récit du riche à sa table que Dieu réprouva, et du pauvre Lazare que Dieu élut,
  • puisée dans la nature, qui nous fait naître pauvres et nus, et mourir sans richesses,
  • prise dans la création : le soleil, la lune, les astres, la pluie, l’air étant communs à tous et partagés entre tous sans préférence, tous les biens devraient donc être mis en commun,
  • la fortune : il dit alors que le riche devient l’esclave de l’argent et du diable :
    • de l’argent, parce qu’il ne possède pas les richesses, mais que ce sont elles qui le possèdent,
    • du diable, parce que, d’après l’évangile, celui qui aime l’argent est l’esclave de Mammon,
  • l’inquiétude : ceux qui possèdent ont jour et nuit des soucis, soit pour acquérir, soit pour conserver ; ils travaillent pour acquérir et ont peur en gardant,
  • ce sont les risques et périls auxquels sont exposées les richesses : elles font souvent le malheur de l’homme dans ce monde et lui font perdre la vie éternelle.

Pendant qu’il parlait ainsi, Jean rencontra le convoi d’un jeune homme mort après trente jours de mariage. Alors la mère et la veuve de ce jeune homme et tous ses amis se jetèrent en pleurant aux pieds de l’apôtre en le suppliant de ressusciter le mort au nom de Dieu, comme il avait ressuscité Drusienne. Après avoir longtemps pleuré et prié, l’apôtre ressuscita le jeune homme et lui dit de raconter aux deux jeunes riches le châtiment qu’ils avaient encouru et la gloire qu’ils avaient perdue. Alors le ressuscité parla de la gloire du paradis et des châtiments de l’enfer dont il venait d’être témoin. Il dit aux deux riches qu’ils avaient perdu des palais éternels, construits de pierres brillantes, éclairés d’une lumière merveilleuse, pourvus de mets exquis et remplis de joies et de délices. Il leur décrivit les huit peines de l’enfer résumées ainsi : « Les vers et les ténèbres, le fouet, le froid et le feu, la vue du diable, le remords, le désespoir. » Puis il ajouta, s’adressant aux deux riches : « Et j’ai vu vos anges gardiens qui pleuraient, qui gémissaient. Ô, malheureux que vous êtes ! » Alors le ressuscité et les deux riches, se prosternant aux genoux de l’apôtre, le supplièrent d’invoquer le pardon du ciel. L’apôtre dit aux deux jeunes gens : « Faites pénitence pendant trente jours, et priez pour que les roseaux et les pierres reviennent dans leur état naturel. » C’est ce qu’ils firent. Les bâtons et les pierres redevinrent alors ce qu’ils étaient avant d’être ramassés. Les deux riches furent pardonnés.

Le temple de Diane

Lorsque Jean eut prêché dans toute l’Asie, les adorateurs des idoles soulevèrent le peuple contre lui, et le traînèrent au temple de Diane pour le forcer à sacrifier à cette déesse. Jean leur fit cette proposition : « Priez Diane pour qu’elle détruise l’église de Jésus-Christ. Si elle le fait, je lui offrirai des sacrifices. Je prierai Jésus-Christ pour qu’il détruise le temple de Diane. S’il est détruit, vous croirez en Jésus-Christ. » La plus grande partie du peuple ayant consenti à cette épreuve, Jean fit sortir du temple tous ceux qui s’y trouvaient, puis il pria. Le temple s’écroula et la statue de Diane fut réduite en miettes.

Alors Aristodême, évêque des idoles, suscita une grande émeute. Une partie du peuple s’apprêtait à se battre contre l’autre.
L’apôtre lui dit : « Que veux-tu que je fasse pour t’apaiser ? »
Aristodême répondit : « Si tu veux que je croie en ton Dieu, je te donnerai du poison à boire. S’il ne te fait aucun mal, c’est que ton seigneur sera le vrai Dieu. »
L’apôtre reprit : « Fais comme tu l’as dit ! »
Aristodême dit : « Mais je veux que tu voies d’abord mourir d’autres hommes par l’effet de ce poison, pour en constater sa puissance ! »
Aristodème demanda au proconsul de lui livrer deux condamnés à mort. Il leur donna à boire du poison. Aussitôt, ils moururent. Alors l’apôtre prit à son tour le calice et, s’étant muni du signe de la croix, il but tout le poison qui n’eut aucun effet sur lui, ce qui incita tous les assistants à louer Dieu. Mais Aristodème dit : « J’ai encore un doute, mais si tu ressuscites les deux hommes qui sont morts à cause du poison, je ne douterai plus et je croirai au Christ. »
L’apôtre, sans lui répondre, lui donna sa tunique. Aristodème dit : « Pourquoi me donnes-tu ta tunique ? »
Jean lui répondit : « C’est afin que tu sois tellement confus que tu cesses avec ton infidélité. »
Aristodème dit : « Est-ce que ta tunique me fera croire ? »
Jean lui dit : « Va étendre ce manteau sur les cadavres des deux morts en disant : “l’apôtre du Christ m’envoie vers vous, pour que vous ressuscitiez au nom du Christ !” »
Aristodème le fit. Aussitôt, les deux morts ressuscitèrent. Alors l’apôtre baptisa au nom de Jésus Christ le pontife et le proconsul qui crurent, eux et toute leur famille. Ils élevèrent ensuite une église en l’honneur de Jean.

La conversion d’un brigand

Saint Clément d’Alexandrie rapporte, dans le IVe  livre de l’Histoire ecclésiastique, que l’apôtre convertit un jeune homme beau, mais fier. Il le confia à un évêque à titre de dépôt. Quelque temps après, le jeune homme abandonna l’évêque pour devenir chef de brigands. L’apôtre ayant ensuite redemandé à l’évêque le dépôt qu’il lui avait confié, celui-ci crut qu’il était question d’argent et fut assez étonné.

L’apôtre lui dit : « C’est ce jeune homme que je vous réclame. C’est celui que je vous avais recommandé d’une manière si pressante. »

L’évêque répondit : « Père saint, il est mort quant à l’âme et il reste sur une telle montagne avec des larrons dont il est lui-même le chef. » En entendant cela, l’apôtre déchira ses vêtements et se frappa la tête avec ses poings. Il ajouta : « J’ai trouvé là un bon gardien de l’âme d’un frère ! » Aussitôt, il fit seller un cheval et monta sans escorte sur la montagne où était le brigand. Celui-ci, pris de honte à sa vue, enfourcha son cheval et s’enfuit. Oubliant son âge, l’apôtre le poursuivit en lui criant : « Hé, quoi ! fils bien-aimé, tu fuis ton père qui n’est qu’un vieillard sans armes. Ne crains pas, mon fils, car je rendrai compte pour toi au Christ et je t’assure que bien volontiers je mourrai pour toi, de même que le Christ est mort pour nous ! Reviens, mon fils, reviens ! C’est le Seigneur qui m’envoie ! » En entendant ces paroles, le jeune homme se retourna, s’approcha du saint, et fondit en larmes. L’apôtre se jeta à ses pieds, lui prit la main et la couvrit de baisers. Il pria, jeûna pour lui, et obtint son pardon. Plus tard, il l’ordonna évêque. Il est encore écrit dans l’Histoire ecclésiastique et dans la glose sur la seconde épître canonique de saint Jean, que Jean étant entré à Éphèse pour prendre un bain, vit Cérinthe l’hérétique. Il se retira vite en disant : « Fuyons d’ici, de peur que l’établissement ne croule sur nous. Cérinthe, l’ennemi de la vérité, s’y baigne. »

La perdrix et l’adolescent

Cassien, dans son livre des Collations, raconte ceci. Un jour, on offrit à Jean une perdrix vivante. Comme le saint la caressait et la flattait pour l’apprivoiser, un adolescent dit à ses camarades en riant : « Voyez donc ce vieillard qui joue avec un oiseau, comme un enfant ! » Jean, devinant la pensée de l’adolescent, l’appela et lui demanda pourquoi il tenait en main un arc et des flèches.
L’adolescent répondit : « C’est pour viser des oiseaux en vol ! » L’apôtre dit : « Comment fais-tu cela ? »
Alors le jeune homme tendit son arc et le garda tendu dans sa main. Comme l’apôtre ne lui disait rien, il ne tarda pas à détendre son arc.
Alors Jean dit : « Mon fils, pourquoi as-tu débandé ton arc ? »
L’adolescent répondit : « Si je l’avais tenu bandé plus longtemps, il serait devenu trop mou pour lancer des flèches. »
Alors l’apôtre dit : « De même, notre fragile nature humaine s’affaiblirait pour la contemplation si, persistant dans sa rigueur, elle refusait de céder parfois à sa fragilité. Ne sais-tu pas que l’aigle, qui vole plus haut que tous les autres oiseaux et qui regarde le soleil en face, doit cependant du fait de sa nature descendre vers la terre ? De même, l’esprit humain, après s’être un peu relâché de la contemplation des choses célestes, y revient ensuite avec plus d’ardeur. »

Aimez-vous les uns les autres

Saint Jérôme nous rapporte ceci : « Saint Jean demeura à Éphèse jusqu’à l’extrême vieillesse. Il devint si faible que ses disciples devaient le porter à l’église et qu’il pouvait à peine ouvrir la bouche. À tout instant, il répétait cette seule et même phrase : “Mes enfants, aimez-vous les uns les autres !” Enfin, étonnés de ce qu’il disait toujours la même chose, les frères qui étaient présents lui demandèrent : “Maître, pourquoi répétez-vous toujours les mêmes paroles ?” Il leur répondit : “Parce que c’est le grand précepte dû Seigneur. Si seulement on applique celui-là, cela suffit.” »

L’écriture de l’Évangile

D’autre part, Hélinand rapporte que lorsque saint Jean l’évangéliste entreprit d’écrire son évangile, il demanda d’abord aux fidèles de jeûner et de prier pour que Dieu l’inspirât. Quand, ensuite, il se fut retiré dans le lieu solitaire pour écrire, il pria pour ne pas être gêné par la pluie et par le vent. Les éléments, dit-on, respectent encore aujourd’hui en ce lieu les prières de l’apôtre.

La rencontre de Jean avec le Seigneur

Isidore écrit dans son livre : « Quand Jean fut arrivé à l’âge de quatre-vingt-dix-huit ans, l’an soixante-septième de la passion du Seigneur, Jésus lui apparut avec ses disciples et lui dit : “Viens à moi, mon bien-aimé, car voici le temps où tu vas pouvoir manger à ma table avec tes frères !” Jean se levant se mit en marche, mais Jésus lui dit : “Non, c’est dimanche que tu viendras à moi.” Donc, le dimanche suivant, tout le peuple s’assembla dans l’église. Retrouvant ses forces, Jean prêcha dès le chant du coq en leur demandant de rester fidèles dans la foi et assidus à pratiquer les commandements de Dieu. Ensuite, il fit creuser près de l’autel une fosse carrée. Il en fit jeter la terre hors de l’église. Descendant dans la fosse et étendant les mains vers le ciel, il dit : “Seigneur Jésus Christ, vous m’avez invité à votre festin. Je viens vous remercier de l’honneur que vous m’avez fait. Tu sais que c’est de tout cœur que j’ai soupiré après vous.” Lorsqu’il eut ainsi prié, il fut environné d’une si grande lumière que personne ne put le regarder. Lorsque la lumière se dissipa, Jean avait disparu et la fosse était remplie de manne. On dit qu’aujourd’hui encore, il se forme de la manne en ce lieu, de telle sorte qu’au fond de la fosse, il paraît sourdre un sable fin comme on voit l’eau jaillir d’une fontaine. »

Le roi d’Angleterre

Saint Edmond, roi d’Angleterre, ne refusait jamais l’aumône à tout pauvre qui la lui demandait au nom de saint Jean. Il arriva qu’un pèlerin implorât la charité de ce prince au nom de saint Jean. Son chambellan était absent. Le roi qui n’avait sous la main que son anneau de valeur le lui donna. Plusieurs jours après, un soldat anglais qui était loin au-delà des mers rencontra le même pèlerin. Celui-ci lui remit la bague en lui disant de la porter à son roi avec ces paroles : « Celui à qui et pour l’amour duquel vous avez donné cet anneau, vous le renvoie. » Il apparut clairement que c’était saint Jean lui-même qui s’était montré au roi sous l’habit d’un pèlerin.

Petit résumé

Isidore, dans son livre De la naissance, de la vie et de la mort des Saints Pères, écrit ces mots : « Jean a changé en or les branches d’arbres des forêts, les pierres du rivage en pierres précieuses. Des perles cassées redevinrent entières. À son ordre, une veuve fut ressuscitée. Il fit rappeler l’âme dans le corps d’un jeune homme. Il but un poison mortel et échappa au danger. Enfin, il rendit à la vie ceux qui avaient bu de ce poison et qui en avaient été tués. »


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